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AN ALBUM EVERY SUNDAY

dimanche 10 avril 2011

Maki Mannami - Journey of Higher Self Liberation (2006)


Maki Mannami est une chanteuse, pianiste et compositrice japonaise. A ce jour, elle a sorti deux albums: Journey of Higher Self Liberation en 2006 et The World Of Sense en 2008. Sans hésiter, ma préférence va pour le premier. En mélangeant diverses influences, entre Jazz et Electro, Maki Mannami arrive à créer une atmosphère envoutante, calme et sophistiquée. Le casting est réduit au minimum: Le piano et la voix de Maki, savamment arrangés et mixés, auxquelles s'ajoutent, suivant les morceaux, un saxo, une guitare, une Sitar ou une trompette. Avec ses longues nappes instrumentales, sur lesquelles sa voix vient se poser avec délicatesse, son travail m'a évoqué celui de  Nico sur Camera Obscura. Un album au final très personnel sans fausse note.

Maki Mannami - 正義と審判 (subliminal version) (Justice and Judgement)


Maki Mannami - 風の結晶 (Wind Crystal)

dimanche 3 avril 2011

Kimiko Kasai - Butterfly (1979)



Kimiko Kasai fut une chanteuse assez populaire au Japon durant les années 70, surfant tour à tour sur les modes Jazz, Soul, Funk et Boogie-Jazz. Cet album, plutôt Soul, est produit par Herbie Hancock et la plupart des morceaux sont d'ailleurs des reprises du maitre. Certaines ne sont pas terribles, mais quelques-unes valent le coup d'oreille. C'est le cas de Butterfly, version sexy et langoureuse.
Le casting de l'album, assez  solide: Kimiko Kasai (Vo), Herbie Hancock (Key, Vo), Paul Jackson (B), Bill Summers (Perc), Bennie Maupin (Sax, Bcl), Alphonse Mouzon (Ds), Webster Lewis (Key), Ray Obiedo (Gt). Produced by David Rubinson and Herbie Hancock.

Kimiko Kasai - Butterfly

dimanche 27 mars 2011

Yuji Ohno - From Eroika With Love (1982)


From Eroika With Love (エロイカより愛をこめて Eroica Yori Ai o Komete) est un manga de Yasuko Aoike. Yuji Ohno signe ici sa déclinaison en Drama, c'est à dire une version audio du manga. C'est typiquement le genre d'album assez frustrant à réserver avant tout au collectionneur ou au DJ qui s'amuseront à le sampler: De la bonne musique mais avec pas mal de dialogues par dessus. J'ai extrait les 3 morceaux les moins bavards. Eroica yori ai wo komete, avec ses choeurs vaporeux et son ambiance mélancolique, rappelle immanquablement d'autres BO d'Animé de la même époque (Galaxy Express 999 par exemple). Koutetsu no Otoko et Secret Agent sont en revanche assez typique du travail d'Ohno. (Ok, on peut même dire que c'est de l'auto-plagiat...)

Eroica yori ai wo komete


Koutetsu no Otoko


Secret Agent

mardi 22 mars 2011

Ganbare Nihon !


Un petit message de soutien pour tous ceux qui habitent le Japon et qui ont été touché par le tremblement de terre, le tsunami et l'accident nucléaire. Courage ! Nous pensons à vous !
Pour soutenir le Japon : 

dimanche 20 mars 2011

Kiyoshi Yamaya - Ryukyu (1976)


Comme promis, voici un deuxième album de Kiyoshi Yamaya, tout aussi rare que le précédent. Encore une fois, le compositeur et chef d'orchestre fusionne les sons modernes aux mélodies traditionnelles japonaises. Un pur bonheur :)

NB: cet album fait partie de la collection "Japanese Traditional Melodies by PCM" qui compte 3 albums en tout, sortis la même année, et tous orchestré par Kiyoshi Yamaya:
- TSUGARU OSOREZAN (DENON PCM WX-7503)
- KYO (DENON PCM WX-7504)
- RYUKYU (DENON PCM WX-7505)

Kiyoshi Yamaya - Ryukyu Miyabi (Partie B) 

dimanche 13 mars 2011

Kiyoshi Yamaya - Tsugaru Osorezan (1976)

Attention rareté ! Je suis tombé par hasard sur ce disque  lors de mes recherches sur Ebay. Le vendeur avait joint à son annonce un petit extrait très convaincant. Mais le prix exorbitant (100 USD) m'a empêché de l'acheter tout de suite. Ce n'est que bien plus tard que j'ai pu me le procurer à un prix plus décent (état pas trop mint cependant...). Et le voici en écoute ici en intégralité (enregistrement maison). Malheureusement, je n'ai pas trouvé d'info, ni sur cet album , ni sur son compositeur Kiyoshi Yamaya. Musicalement parlant, ça fusionne dans l'allégresse les sons japonais traditionnels (Shamisen en tête) avec un Groove bien plus moderne. En extrait, les deux meilleurs morceaux. Et dans les commentaires, le lien pour télécharger l'album en entier.


Kiyoshi Yamaya - Tsugaru Osorezan/Face B (Jongara No Sata) - Piste 4


Kiyoshi Yamaya - Tsugaru Osorezan/Face B (Jongara No Sata) - Piste 6


Ps: La semaine prochaine, un deuxième album de Kiyoshi Yamaya tout aussi rare !

dimanche 6 mars 2011

Yuji Ohno - Inugamike no ichizoku (1976)

Encore une magnifique bande originale signée Yuji Ohno. Pour retranscrire l'ambiance  mélancolique, mystérieuse et torturée du film Inugamike no ichizoku (The Inugami Family),  Ohno troque ses rythmes funky contre  un son proche des Fulci et autres maitres italiens de la BO Giallo. En extrait, le morceau le plus jazzy, Jyunan no Chi, superbement rehaussée par quelques notes de Shamisen.

Yuji Ohno - Jyunan No Chi

mardi 4 mai 2010

Yasushige Utsunomiya - Seibu Keisatsu Otokotachi No Uta (1980)



Seibu keisatsu (Western Police) est une série policière diffusé fin 70 au Japon. Elle a bénéficié d'une BO groove, dans l'esprit de ce qui se faisait à l'époque aux états-unis pour ce genre de série (Hawaï-Five-0, Mission Impossible...). L'OST en question, sous-titré Otokotachi no Uta (plusieurs sont sortis dans le commerce) tourne essentiellement autour de titres infames chantés par l'acteur principal de la série, un certain Yujiro Ishihara, qui ressemble vaguement à l'inspecteur Derrick.  De grands moments de beurkitudes...Alors si ce disque mérite d'être écouté, ce n'est pas par pur masochisme mais bien parce qu'il s'y cache  3 morceaux de bravoure, simplement brillants, qui méritent toute notre attention.


Yasushige Utsunomiya - Seibu keisatsu, Otokotachi no Uta - Main Title
Le thème principal de la série , finalement assez classique, surtout comparé aux deux autres morceaux.
Yasushige Utsunomiya - Seibu keisatsu, Otokotachi no Uta - Titre 7
Un morceau de Funk monstrueux, avec une basse énorme (on sent qu'on est à la fin des années 70 et pas au début), le whaka whaka yujinesque de la guitare, les cuivres omniprésents... Dommage que ce soit si court...

Yasushige Utsunomiya - Seibu keisatsu, Otokotachi no Uta - Titre 11
Un poil moins bien, mais c'est tout de même du lourd.

(Désolé pour la qualité sonore de ces titres, mais c'est du fait maison.)

vendredi 30 avril 2010

Yuji Ohno - Lupin the 3rd Original Soundtrack 2 (1978)

Vous reprendrez bien peu de Lupin à la sauce Ohno. Surtout que cette seconde OST est un pur diamant jazz-funk . Difficile de faire son choix parmi les 11 morceaux ...


Yuji Ohno -Sphinx
tilidom.com
Yuji Ohno -  Spiral Flight
tilidom.com

Yuji Ohno - Wild Crisis
tilidom.com

Yuji Ohno - The Way To The Oasis
tilidom.com

dimanche 25 avril 2010

Le premier livre sur le Club Jazz

Groove Presents The First Book Of Club Jazz
Rittor (Japan), 2007

A cool little guide to all things club jazz -- put together by Shuya Okino of Kyoto Jazz Massive, and featuring both record listings and writings! The record listing section is a fair bit smaller than other Japanese books like this that we stock -- about 40 pages that show how you might build a club set from one key record, with suggested segues for the tunes before and after. The remaining 200 pages of the book is an extended essay, in Japanese, written by Okino -- telling his thoughts and concepts of what Club Jazz should be. Given that he's been lecturing around Tokyo these days on the topic, you can bet that he's got plenty to say -- but we warned, you must read Japanese to enjoy the bulk of this book!  © 1996-2010, Dusty Groove America, Inc.
Vu chez DustyGroove
Les quarante premières pages peuvent être intéressantes...

samedi 24 avril 2010

Terumasa Hino - Double Rainbow (1981)

Basse minimaliste, polyrythmie frénétique, soubresauts électroniques,  trompette atmosphérique, mélodie squelettique: Bienvenue dans Double Rainbow, le dernier album de la période New-Yorkaise du trompettiste Terumasa Hino.
Un mot sur la pochette: ultra moche, ultra kitsch, elle  nous montre un Hino radieux, quoiqu'un peu flou (photos prises de retour au Japon ?), en total contradiction avec cet album de jazz jazz-funk, torturé, sombre et urbain, qui nous plonge au cœur de  new-york, 9 ans après On the Corner de Miles Davis mais 7 ans avant Tutu, dont les liens de parenté avec Double Rainbow sont évident.
le Line-up est impressionnant, preuve du statut qu'a su acquérir Terumasa Hino aux USA à l'époque: Herbie HancockHarvey Mason, Airto Moreira, Lenny White, etc, le tout conduit par Masabumi Kikuchi et Gil Evans.
En écoute le titre qui ouvre l'album, Merry-Go-Round (signé Masabumi Kikuchi) et Yellow Jacket, un morceau cool et nonchalant.

Terumasa Hino - Merry-Go-Round


Terumasa Hino - Yellow Jacket

mardi 20 avril 2010

Terumasa Hino - City Connection (1979)

Libre traduction d'une bio signé Julian Cope:
"Véritable légende du Jazz au Japon, le trompettiste Terumasa Hino a joué avec presque tous les poids lourds du genre: Gil Evans, Elvin Jones, Herbie Hancock, Chick Corea...
Né à Tokyo en 1942, Hino fait ses débuts professionnels à l'âge de treize ans, puisant l'essentiel de son inspiration chez Freddie Hubbard et Miles Davis. Dès le début de sa carrière, Hino se révèle  très opportuniste, en sortant un disque  de Big Band, dans l'air du temps, "trumpet in blue-jeans"
Cette capacité à surfer sur les styles à la mode, qu'il partage avec son modèle Miles Davis, sera l'une des clés de sa réussite et de la longévité de sa carrière.
Mais Hino est bien plus qu'un simple copieur et grâce à son tempérament de feu, à sa technique incroyable et à son style brillant, il améliore grandement la qualité de sa production, comme le prouve le succès commercial et critique de son disque "Hi-Nology" sorti en 1969.
Hino célèbre la décennie 70 avec "Journey To Air", un disque extrêmement inventif,  composé d'un titre unique sur chaque face, chacun divisés  en deux sections. Cet album précurseur a montré le chemin à d'autres musiciens, comme Miles Davis et Dave Liebman, et a connu un certain succès en Europe, ce qui lui a permis de jouer à la Jazztage Berliner en 1971 à Berlin.
Il publie ensuite coup sur coup les albums "Vibrations", et "Love Nature", tout en travaillant parallèlement comme éditeur des transcriptions des  morceaux de Miles Davis.
En Juin 1973, Le Quintet de Terumasa Hino sort deux disques Live étonnants. Le LP  "Live!" a été enregistré à Tokyo le 2 Juin et publié sur le label japonais  Three Blind Mice, tandis que "Taro's Mood" a été capté à Munich, au Domicile Jazzclub et publié sur le label allemand Enja. Les deux documents sont enivrants, à la limite de la cacophonie, extrêmement surchargé par les percussions de Yuji Imamura et la batterie de Motohiko Hino mais où Hino semble élever la mélodie au dessous de l'ensemble.
Par la suite, Hino dissous le quintet et retourne en studio pour enregistrer  l'épique "Speak To Loneliness", sorti en 1975.  Encore une fois , il opte pour une piste longue sur la face A et deux morceaux plus court sur la face B. Ce  disque annonce un style plus puissant, proche d'un Maynard Ferguson.
Plus tard en 1975, Hino s'installe à New York, où il travaille avec Gil Evans, Elvin Jones et Dave Liebman. Son disque "Dance Mat" sort en 1977 sur le label  japonais Flying Disk, avec en guest-stars le bassiste Ron Carter, le batteur Tony Williams (tous deux échappé du giron de Miles Davis), et le guitariste légendaire John Scofield
La ville de New York l'inspire profondément, comme le prouve son album "City Connection" sorti en 1979, et le dernier disque de cette période, "Double Rainbow", sorti sur le label Columbia en 1981, est un hommage très réussi à la période funk de Miles Davis.
Après cette période américaine, Hino retourne vivre et jouer au Japon et reste encore aujourd'hui très productif, même si sa musique est devenu beaucoup plus anecdotique ."


En écoute un titre extrait de City Connection, Send Me Your Feelings, léger et dansant,  comme le reste de l'album, dans un  mélange de style Boogie-Jazz et Samba qu'affectionnaient les japonais à l'époque.
L'album enregistré à New York en 1979 est produit pour moitié par L. Leon Pendarvis (qui a produit Aretha Franklin, Marvin Gaye, Patti Labelle, Chaka Kahn, Quincy Jones...) et pour autre moitié par son grand ami Harry Whitaker (qui a produit Norman Connors, Bobbi Humphrey, The Spinners, Gary Bartz, Eddie Henderson, Mtume, Roberta Flack...)

Terumasa Hino -  Send Me Your Feelings (1979)

vendredi 16 avril 2010

Yuji Ohno - Proof Of The Wild (1978)

On parle du film ici. D'après l'auteur du billet, ce film serait "Sublime et désespéré".
Pour ma part, je ne connais que la BO composé par Yuji Ohno, plus souvent sublime que désespérante.
Comme souvent chez Ohno, on sent bien l'influence de la blaxploitation qui bouillonnait à l'époque aux USA: lignes de basse subliminales, trompettes incisives, soli de clavinet et de saxo, rythme syncopé; Il a le sens du groove, y'a pas à dire....
En écoute les sommets de l'album:
le bien nommé Prologue to the Wild, Forget About Time, avec son vibraphone, ses violons et sa flute traversière, et le dantesque, que dis je, la perle, Uniform of Fear.
Je vous épargne le reste, pas si mauvais que ça cependant.


Yuji Ohno - Prologue To The Willd
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Yuji Ohno - Forget About Time
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Yuji Ohno - Uniform Of Fear
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dimanche 11 avril 2010

Yuji Ohno - Lupin the 3rd Original Soundtrack (1978)

Si on parle de BO japonaise et des compositeurs phare des années 70, on ne peut pas passer à coté du maitre en la matière, le pianiste et compositeur Yuji Ohno, spécialiste du son cuivré et discoïsant de cette époque.

Petite bio express:
Ohno est né le 30 mai 1941 à Atami (Shizuoka). C’est à la faculté de Droit de Keio, où il étudie, qu’il rencontre Kuniiku Murai et Shinichi Tanebe au sein du club de jazz de l’université, la ‘Light Music Society’. En 1967, il fonde son premier groupe de jazz et commence à publier des morceaux pour la publicité et des séries télé qui le rendront célèbre. Burt Baccarach, Lalo Schifrin, Henri Mancini, influencent son travail.
Son site officiel: http://www.vap.co.jp/ohno/

Discographie:
Tout simplement gargantuesque, je ne compte pas parler de tout en un seul post. Dans l'immédiat, je me contenterais d'évoquer une(des) bande(s) originale(s) qui l'occupe encore aujourd'hui, celle(s) de Lupin III.


LUPIN III
Véritable icône culturel au japon, Lupin III, connu sous le nom de "Edgar détective cambrioleur" en France, n'est autre que notre Arsène Lupin national, mais qui pour des raisons de droits d'auteurs, porte un nom différent.
Crée par Kazuhiko Kato en 1967, il existe à ce jour 4 séries de manga, 3 séries TV, 6 Films, 2 OAV, une vingtaine de films TV, une trentaine de jeux vidéos...
Yuji Ohno en signe généralement les musiques.
Pour accompagner la classe naturelle du voleur en costume cravate,  il compose des morceaux "à la Lalo Schifrin", souvent détonants, furieusement jazz-funk, quelques fois matinés de Bossa Nova ou de disco,  mais toujours avec ce petit quelque chose qui fait la patte du maitre.

Au total, avec les Best of, les remixes ( avec souvent des groupes de qualité comme les Dee Felicio Trio ), les réeditions Cd, et les nouvelles BO qui sortent chaque année, c'est au moins une bonne quarantaine d'albums...( une liste pour s'en rendre compte: http://pagesperso-orange.fr/rupanmusic/cdsavant.htm )

Débutons les écoutes avec un album sorti en 1978:

Yuji Ohno - LUPIN THE 3RD Original Soundtrack - 1978

Yuji Ohno - Theme from Lupin III
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Yuji Ohno - Silhoette
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Yuji Ohno - Magnum Dance
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Yuji Ohno - Dangerous Zone
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mercredi 31 mars 2010

MO3

Une reprise d'un titre d'Indigo Jam Unit (Tsui So) par MO3, un petit groupe (amateur ?)...


Le titre original:

samedi 28 juin 2008

Jabberloop en Live !!!

Jabberloop en Live le 16 février 2008 dernier à Metro, une salle de concert tokoïte; Du Club Jazz comme si vous y étiez :D


JABBERLOOP"Re:Loop" METRO



A noter que le groupe sort un "nouvel" album le 2 juillet prochain contenant des versions remixés ou Live des morceaux de leur précédent opus.

samedi 21 juin 2008

Shinji Takeda - "Sans titre" (1995)

Shinji Takeda est avant tout connu pour ses talents d'acteur ( Tokyo Eyes...).
Dommage car c'est aussi un super saxophoniste: il a participé à quelques albums de Dragon Ash (un groupe de Pop/Rock japonais), de Tatsuya Nakamura (sur l'album Losalios) et il a sorti en 1995 son premier album solo, où son jeu jazzy s'exprime pleinement. Un autre suivra dans la foulée, OK!, mais ce seront ses deux seuls albums solo.

Ce premier disque sympathique sent bon le Club Jazz avant l'heure, il évoque aussi le mélange des styles de The Seatbelts ou même le son de Roy Hargrove et de son groupe RH Factor.

Soul, Jazz, Funk, voir Hip Hop, un cocktail détonant, que demandez de plus ?
Dommage que cet album soit aussi difficile à trouver aujourd'hui, allez, un extrait pour se consoler...
Shinji Takeda - Blow Up



samedi 14 juin 2008

Naoya Matsuoka

Pour une fois, parlons de musiques japonaises qui groovent mais qui ne font plus l'actualité.

C'est le cas de celle de Naoya Matsuoka, pianiste né en 1937 qui a connu son heure de gloire fin'70-débuts '80 et qui reste aujourd'hui encore une référence. Nombreux sont ceux qui se sont inspiré de sa musique qui fusionne jazz, funk, boogie-disco, Latin et Samba, pour le meilleur mais aussi pour le pire...

Car bien que ses disques ne soient pas avare en pépites, certains mélanges peuvent s'avérer indigestes, surtout pour des oreilles allergiques au son discoïsant et aux arrangements sirupeux.

Le monsieur n'a effectivement pas peur du mauvais goût mais heureusement, l'importante section de cuivre qui l'accompagne, le rythme quasi-hystérique des cuicas et son talent de compositeur rattrapent tout, si bien qu'on s'attache bon gré malgré à son style si particulier.

En parlant de style, les gamers qui me lisent seront peut être étonné d'apprendre que la première fois que j'ai entendu la musique de Matsuoka, j'ai tout de suite pensé à Out Run et à Hang-On, deux jeux mythique de la megadrive et qui ont bercé mon enfance !! Les rythmes samba omniprésents, et l'ambiance générale qui se dégage de ses albums rappellent en effet certains thèmes de ces jeux.









































Maintenant, que vous conseillez comme album parmi la cinquantaine qui sont sorti depuis son tout premier en 77 ?
Je n'en possède que trois, ceux de son "age d'or": Majorca (1979), The Wind Whispers (1979) et Son (1980). Et il alternent tous les trois bons et moins bons morceaux.  4 titres suffiront surement à vous faire votre propre opinion.

Naoya Matsuoka - A Memory Of Majorca


Naoya Matsuoka - Caribbean Sea



Naoya Matsuoka - Noche Corriendo



Naoya Matsuoka - Adria

dimanche 24 février 2008

Indigo Jam Unit - REALIsm (2007)

Indigo Jam Unit est un quartet de Club Jazz né à Osaka, et constitué de Yoshichika Tarue (piano), BJ (Katsuhiko Sasai)(contrebasse), Isao Wasano (drums, percussion) et Takehiro Shimizu (drums).

REALIsm, sorti en décembre 2007 sur le label basis records, est déjà leur troisième album. (après 2x2 et Demonstration)

Chose surprenante pour le genre, le groupe ne compte pas de cuivres. Mais il gagne en clarté ce qu'il perd en puissance. Les compositions, d'une grande simplicité (signés par le pianiste et le contrebassiste), sont le support des élans rythmiques des musiciens: les lignes de basses affolantes de BJ et les mélodies rafraichissantes de Yoshichika sont accompagné par le groove implaquable d' Isao et de Takehiro.

Malgré tout, à la première écoute, cette album peut paraitre un peu pâle par rapport à la concurrence car moins démonstratif.
Mais l'univers du quator, aux influences plus contemporaines, est si rafraichissant qu'il serait dommage de passer à coté.

A noter qu'il existe deux versions de cette album. La version "luxe" contient en plus du CD un DVD, au contenu relativement anecdotique (un making of un peu mou et deux clips) mais le packaging, tout en noir et rouge, est si sompteux que pour quelques yens de plus, il serait dommage de s'en priver...

Comme d'habitude, pour finir, deux morceaux en écoute :)

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Indigo Jam Unit - Buffalo



Indigo Jam Unit - Sphinx





Indigo Jam Unit
'REALIsm'
basis recors 2007

Dustygroove says
Tremendously heavy grooves from this wonderful Japanese combo -- a jazzy outfit that leads with some amazing acoustic basslines, then follows them up with romping piano and some very heavy drums! This special 2-disc set features the Indigo Jam Unit in both audio and visual formats -- the audio one a great full length set that more than lives up to the quality of their previous albums -- and the DVD features some great video footage of the combo! The sound here is wonderful -- a sound that's even fresher than some of the other Japanese club jazz of late, with a groove that's almost more contemporary than classic -- yet which still has all the warmth of an older jazz release. The group's sporting two drummers on this outing -- which gives the piano and bass an extra level of energy -- on titles that include "Adrenaline", "Switch", "Hyo Ten", "Matador", "Buffalo", "Ren", "Sphinx", and "Leon". DVD features videos for "Adrenaline" and 2X2" -- plus a "Making Of Realism" featurette. (DVD includes the videos for "Adrenaline", "2X2" & making of the album. Please note that the DVD doesn't list a Region so you may need a multiregion player to view it.)

samedi 5 janvier 2008

Jabberloop - And Infinite Jazz (2007)

Chose promise, chose due ! Voilà du neuf pour cette année 2008 !

Jabberloop est un groupe de Club Jazz formé en 2004 à Kyoto par 6 japonais pleins de talent. Après avoir sorti un premier Maxi la même année, le groupe perd son guitariste mais intègre un pianiste. Le groupe est alors dans sa formation actuel: Makoto Nagatomo (Trumpet & Flugerhorn), Daisuke Goto (Soprano & Alto & Tenor Sax), Melten (Piano & Fender Rhodes & Keyboards), Yohei (Drums & Percussion), Yuki (Bass) et DJ Shinsuke (Turntable). C'est seulement après trois ans de Maxi divers et de nombreux concerts que sort leur premier album, "And Infinite Jazz".

Ce temps de maturation leur a permis de sortir un album solide, maitrisé du début à la fin, digne de leurs ainés. Ils respectent pour cela les codes du genre: Du groove festif, du Jazz Uptempo, décomplexé, puisant son inspiration dans l'époque Soul Jazz des années 60-70.

Mais contrairement à leur homologues Clubjazzien, ils ne sont pas 100% acoustiques et n'hésitent pas à marier leur Jazz avec des rythmes Electro ou Broken Beat, d'où la présence du DJ. Et c'est franchement une belle réussite ! Le mélange prend forme et rien de vient choquer l'auditeur, vraiment, cet album regorge de perles !!!! Vivement leur prochain !

Juger par vous même en écoutant deux morceaux: le bondissant RE:LOOP et le bien cool Source of Spring.



Jabberloop - RE:Loop


Jabberloop - Source of Spring




JABBERLOOP
'And Infinite Jazz
'
Columbia Music 2007


DustyGroove say:

A silly name, but a decidedly deep little combo -- one who follow strongly in the Japanese club jazz mode of Sleepwalker and Soil & Pimp Sessions! As with those groups, the instrumentation here is almost all acoustic and played live -- saxes, trumpet, piano, bass, and drums -- plus just a bit of keyboards, slight programming, and turntable work to round out a dancefloor groove slightly -- all wrapped together wonderfully in a host of soaring, upbeat rhythms! The tenor and soprano sax work on the album are especially nice -- often warmly melodic, but filled with feeling and a nice sense of edge that keeps things real throughout. Titles include "The Art Of Blakey", "In Groove", "Ugetsu", "Missing My Bird", "Source Of Spring", "Q Track", and "Look To The Sky".Japan has always had a strong love of Jazz and new bands seem to be emerging regularly and attracting global attention.